Nombreux sont ceux qui croient que nous vivons dans ce monde simplement pour nous amuser en nous consommant. En réalité, c’est aussi une souffrance de vivre pour s’amuser. Réfléchissons, y-a-t-il une personne qui, en se consommant, échappe à la souffrance ? Un exemple : c’est pour vous une souffrance de chercher à gagner de l’argent, mais une jouissance lorsque vous en dépensez. Alors qu’une fois tout dépensé, l’argent sera de nouveau à gagner, n’est-ce pas aussi une souffrance ? L’homme vit dans ce monde, il espère la paix dans le monde, qu’il sera de bonne humeur et qu’il n’aura jamais d’accident, seulement, ce qui lui arrive dans la vie est souvent contre sa volonté. Comment l’homme peut-il toujours jouir de la paix ? Pourquoi l’homme doit-il tant souffrir ? La vie n’est pas si facile,  aussi bien quand il est question de sécurité que lors de la réalisation d’un projet. Il est souvent trop tard lorsque vous comprenez réellement ce monde ; d’ailleurs, vous croyez que vous le comprenez, mais en réalité, vous ne le faites pas réellement. Notamment dans le monde actuel, dont la sécurité publique est en désordre. Chaque individu prend à tout moment des risques, il ne se sent pas en sécurité, il craint le vol même lorsqu’il sort simplement de la banque avec du liquide sur lui. A Sydney, un monsieur âgé s’est fait arracher son sac qu’il avait pendu à son cou après son exercice physique du matin, et le voleur, pour arracher son sac, a tiré tellement fort qu’il a cassé le cou du monsieur. Vous comprenez, on souffre tous les jours dans la vie. Suivre les enseignements de Bouddha sert à ce que tous les hommes du monde vivent dans la paix et la joie, qu’ils effacent le mal né dans leur cœur, et que la lumière de Bouddha et de Boddhisattva, jaillie du fond du cœur, inspire et réveille la bonne Nature initiale de l’homme, répandant dans le monde la bienveillance et l’amour.

Il faut de la raison et de la spiritualité pour soigner le cœur de l’homme. L’homme d’aujourd’hui ne ressemble plus à son ancêtre qui était simple, honnête et sincère, il faut donc changer les manières et la morale du temps. Pourquoi le monde actuel est aussi inquiétant ? Parce que la bonté du cœur initial de l’homme s’est oblitérée petit à petit. Dans le Bouddhisme, la Loi de cause à effet et la notion de la Réincarnation sont de bonnes matières avec lesquelles on peut éduquer les gens du monde actuel. Il faut savoir qu’on récolte à coup sûr ce qu’on sème.  On est un homme pendant cette vie, mais si l’on ne fait pas de bonnes actions, on sera réincarné en animal, on ne change son comportement que lorsqu’on en tire des leçons. Si personne n’est au courant de la  Loi de cause à effet ni du Samsara, même s’il y a dans ce monde beaucoup de saints, de bons professeurs/bons maîtres, des hommes de bien, on ne peut changer les mœurs du temps. On ne peut arrêter sa propre Roue du Samsara que dans la vraie connaissance de ce monde, dans la réelle capacité de distinction/jugement et celle de se libérer de la perplexité. Pour cela, il faut croire en Bouddha, avoir la vocation d’aider les autres, passer réellement à l’action pour sortir de l’Illusion et du doute, et éprouver le Vrai.

Nous savons tous qu’aujourd’hui, on est tellement désagréable et offensif avec les autres, que la bonne communication fondée sur la sincérité devient rare, beaucoup sont mal intentionnés. Il y a bien des mensonges entre le mari et la femme, les enfants et les parents, entre les collègues, entre le patron et les salariés, entre les amis. Imaginez-vous une société pareille ? C’est pour cela que les Bouddhas et les Bodhisattvas, qui s’inquiètent pour nous, nous sauvent en nous offrant beaucoup de méthodes différentes (par exemple, les différentes Portes du Dharma). Si l’homme continue ainsi, sans connaissance sur le Bouddhisme ni sur les vraies valeurs morales, le Monde des hommes n’existera bientôt plus. C’est-à-dire que même si on vit dans le Monde des hommes, l’état d’âme et le mode de vie des hommes ressemblent à ce qu’on trouve dans le Monde fantômes affamés et l’Enfer. S’il y a  des désastres partout dans un pays, vols, crimes, maltraitances, ce pays ne se situe plus dans le Monde des hommes, les habitants vivent donc tous les jours en Enfer. Il faut savoir qu’on résout les problèmes à partir de leur racine lorsqu’on suit les enseignements de Bouddha, et la racine est justement le cœur de l’homme. Si tout le monde essaie de changer un peu, nous aurons l’espoir de sauver la Nature initiale de l’homme qui s’efface petit à petit.

Si  chaque personne pouvait être un peu plus gentil, aider un peu plus les autres, offrir un peu plus d’amour aux autres, ne serait-ce pas un monde de Grande Harmonie (DA TONG 大同) des Bouddhas et Bodhisattvas ? Afin de résoudre radicalement les problèmes de ce monde, il faudrait que plus de gens viennent étudier les enseignements de Bouddha, purifier leur cœur, réciter les soutras, changer leur destin et changer les mœurs de la société. Imaginons si, un jour, chacun savait conserver un peu plus d’humilité et traiter les autres avec respect : le père est bienveillant, miséricordieux et l’enfant connait bien la piété filiale, l’aîné considère son cadet comme son ami et le dernier respecte bien son  grand frère, le couple vit dans une relation harmonieuse, le maître reste gentil et le disciple lui est loyal, le pays est propice. En changeant les mœurs de la société par le biais de la rectification du cœur de l’homme, on obtiendra un grand effet social avec un minimum d’effort fourni.

有真知灼见者,当避群相紧从。YOU ZHEN ZHI ZHUO JIAN ZHE, DANG BI QUN XIANG JIN CONG. C’est-à-dire que si vous comprenez réellement le visage de ce monde, si vous voyez la Nature initiale de l’Homme, vous devriez faire connaître le Bouddhisme à plus de gens. C’est comme les médecins : certains traitent le BEN (本, la racine), la vraie cause de la maladie, tandis que d’autres ne traitent que là où on a mal, le BIAO (标, l’apparence). C’est aussi comme ce qu’on appelle, en informatique, le logiciel et le matériel. Un médecin n’arrive pas à guérir son patient s’il ne traite que là où il a mal. Les enseignements de Bouddha sont pour les mœurs comme dans un traitement par lequel le médecin prend en considération la vraie cause de la maladie. Suivre ces enseignements consiste à poursuivre son chemin dans la bonté, et à creuser au plus profond pour retrouver l’état initialement pur de son cœur, sa beauté. Les gens d’aujourd’hui sont perdus, leur sens de l’Ego est trop fort. La société changera lorsque le cœur de l’homme changera. Nous devrions apprendre à être un médecin qui traite la maladie selon l’état du patient, et qui guérit à la fois la cause de la maladie et la maladie elle-même.

Maintenant, beaucoup de gens vivent pour l’argent, peu de gens recommandent la bonté, même dans les hôpitaux, on ne peut plus se faire soigner sans argent. Il est vrai qu’on devrait savoir que, d’un côté on peut gagner de l’argent, d’un autre côté, pourquoi on doit gagner de l’argent. Certains gagnent de l’argent pour ensuite gagner du Mérite (Gongde), ils vont libérer des poissons dans les rivières, ils vont aider les autres. C’est pour cela qu’il y a des gens qui aident les survivants du séisme : ces personnes les aident en donnant de l’argent ou un coup de main. Cela veut dire que la Nature initiale de l’homme n’a pas complètement disparue. La maladie d’aujourd’hui ne vient pas uniquement du corps, elle vient de la mentalité, du cœur de l’homme. Il faut guérir l’homme par la guérison de son cœur. Si l’on ne donne que des conseils pour que les gens ne fassent pas de mauvaises actions, par exemple, ne pas voler, ne pas dépasser la vitesse autorisée sur la route, ne pas blesser les autres, etc., on peut seulement changer légèrement les mœurs de la société, l’effet attendu n’est pas encore atteint. Si l’on change soi-même radicalement, c’est-à-dire en cherchant à retrouver son cœur pur et sa Nature initiale, les mœurs seront transformées radicalement. « L’homme est foncièrement bon. » Nous devrions apprendre l’essence des enseignements de Bouddha, la cause dans Le Bouddhisme, ce n’est qu’à ce moment là qu’on obtiendra le fruit de ces enseignements. Si l’on veut récolter dans ce monde les fruits bouddhistes, il faut que, dès maintenant, on sème abondamment les bonnes graines.

Le Bouddhisme en mots simples nous explique que chacun doit accomplir son rôle dans la vie. S’il ne sait accomplir ce qu’il faut faire à la place qui est la sienne, bien qu’il vive dans le monde des hommes, il a l’impression de vivre dans le Monde du dessous. Afin d’être un humain, il faut avoir le cœur pur, c’est pour cela que le Monde des hommes est aussi appelé par les Bouddhas et Boddhisattvas l’un des trois Mondes des gentils.  Dans le monde des gentils, on doit donc être gentil avec les autres. Si chacun comprend que le père doit être bienveillant, que l’enfant doit bien connaître la piété filiale, l’aîné traiter son cadet comme son ami et ce dernier bien respecter son grand frère, le couple vivre dans une relation harmonieuse, le maître être gentil et le disciple lui être loyal, de bonnes habitudes naîtront chez lui et sa famille aura une bonne réputation, la vie familiale sera harmonieuse et les enfants seront des gens de biens. Mes amis-auditeurs, nous avons beaucoup à apprendre dans ce monde. Nombreux sont ceux qui pensent que le Bouddhisme se consacre à la vie après la mort, ce n’est pas vrai. Si nous suivons les enseignements de Bouddha, nous  apprenons à vivre le présent, à changer notre existence actuelle, ce n’est qu’ainsi nous aurons un avenir plein d’espoir. Quand quelqu’un dit qu’il veut avoir une bonne santé plus tard, alors pourquoi ne pense-t-il pas à acquérir une bonne santé dès maintenant, en changeant tout de suite ses habitudes alimentaires, et en faisant de bonnes actions pour préparer son avenir ?

En réalité, suivre les enseignements de Bouddha consiste à apprendre à changer son destin, à sauver les hommes, apprendre à se sentir bien tout de suite, à avoir une bonne santé, une  longévité, et à sauver infiniment les gens pendant une vie toujours trop courte. J’espère que tout le monde fera plus de bonnes actions, concrétisera spontanément sa bonne intention jaillie du cœur, et arrêtera tous les mauvaises actions, parlera moins des défauts des autres pour parler plus de ses propres défauts. J’espère que chacun deviendra un peu plus bienveillant et miséricordieux, pour que l’amour soit plus présent dans le monde. Qu’ils sont dignes de pitié, les pauvres homards, langoustes et crabes, tous ces animaux qui vont être tués bientôt. Songez au bœuf qui a dépensé toute sa vie à labourer dur pour vous, les moutons qui n’arrêtent pas de vous fournir de la laine, songez au moment où ils vont être trainés jusqu’à l’abattoir, comment pourrions-nous ne pas ressentir le mal et la nécessité de la pitié ? Nous vivons dans ce monde, nous devrions connaître la miséricorde, les critères pour devenir quelqu’un de bien, nous devrions comprendre que les enseignements de Bouddha servent aussi à nous bâtir une base pour l’avenir, de même qu’un mur d’anti-virus, ainsi le Démon de la maladie ne pourra nous attaquer, le Démon cruel ne pourra harceler notre âme, tout cela nous permet également de mieux fonder la base de notre gratte-ciel de l’avenir.